Guinée : Préparatifs de la Tabaski à Kindia, pas d’affluence dans les ateliers de couture

atelier de couture guinee

Les tailleurs des différents ateliers de couture de la commune urbaine de Kindia se plaignent de la rareté des clients à l’approche de la fête de tabaski. Pas d’engouement chez les clients. Les couturiers ne travaillent pas pendant la nuit à cause de manque de clients constate notre correspondant  à Kindia.

Les différents ateliers de couture de la ville de Kindia connaissent un rythme très ralenti à cette approche de la fête de tabaski. Du grand marché  de Yenguèma au carrefour ex Pavillon bleu en passant par le quartier Manquépa (Bad boy) le constat est le même. Pas d’engouement chez les tailleurs.


Madame Sylla Aminata Soumah couturière au carrefour Bad boy

Madame Sylla Aminata Soumah couturière au carrefour Bad boy explique les difficultés rencontrées à l’approche de la fête de tabaski « nous sommes là, les clients ne sont  pas nombreux du fait qu’il n’y a pas d’argent. Il y a souvent des clients qui envoient leurs  habits  pour la couture et cela peut rester et durer longtemps sans être délivré parce qu’il n’y a pas d’argent. Ils préfèrent  faire porter les anciennes tenues de fête à leurs enfants pour cette  fête de tabaski. C’est cette difficulté que nous rencontrons »


Mariame Sylla en service de la SEG de Kindia

Mariame Sylla en service de la SEG de Kindia parle de son constat en tant que cliente « je peux comparer la fête de ramadan et la fête de tabaski. Le ramadan passé je n’avais pas eu de la place. Ma tenue n’a pas été cousue. J’avais attendu après la fête. Mais cette fois ci, je suis venu le même jour, ils ont cousu ma tenue. Cela veut dire il n’y a pas assez de clients ».

maître Daouda Barry couturier au cinéma Vox

Pour sa part maître Daouda Barry couturier au cinéma Vox parle de la conjoncture liée à l’augmentation du prix de carburant et les perturbations sociales qu’ont connu notre pays après les élections locales « cette fois ci, on ne travaille pas comme d’habitude. Il y a des problèmes à l’heure-là. Certains clients  viennent déposer leurs habits  en disant qu’ils vont revenir sous peu de temps. Finalement, on ne les voit plus. Ils n’ont pas  les moyens de payer  les frais de couture.  Je peux dire que cette situation est due à l’affaire de vote qui vient de se dérouler. Les gens n’avaient pas le cœur tranquille. À cela s’ajoute l’augmentation du prix du carburant à la pompe».

De kindia Amadou bailo batouala Diallo 628516796

À ne pas rater !
Abonnez-vous à notre newsletter

Recevez toute l'actualité directement dans votre boite mail !

Adresse e-mail non valide
Essayez. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.